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Volet historique
Du chaturanga au shôgi
Un blitz historique autour de la planète échecs sur BnF Essentiels :
Qu’est-ce qui fait que les Russes sont si passionnés des échecs?
Difficile de nos jours d’échapper aux biais, ou tout au moins aux connotations géopolitiques dès lors qu’il s’agit de parler de la Russie. Nous vous proposons donc, à travers une série de trois articles parus en 2017 sur Europe Echecs, une plongée dans un monde quasi légendaire, d’où surgiront peut-être quelques réponses à notre question.
- Les échecs à Saint-Pétersbourg avant 1917, première partie
- Les échecs à Saint-Pétersbourg avant 1917, deuxième partie
- Les échecs à Saint-Pétersbourg avant 1917, troisième partie
Un blogue sur Gallica concernant les origines du jeu d’échecs :
Les femmes et les échecs
Volet technique
La cote
La cote est une façon d’évaluer la force d’un joueur par rapport aux autres ou par rapport à un adversaire donné, aussi bien que son évolution quant à ses propres performances. Nos amis européens utilisent de façon générique le mot « Elo » pour désigner la cote.
En fait, l’Elo est un système de classement parmi d’autres, développé par un Américain nommé Arpad Elo au début des années 60. Tellement efficace, que la FIDE l’adopte définitivement en 1970 et qu’il sert, entre autres choses, à l’attribution des titres de maître et grand-maître international (MI et GMI). La FQE, quant à elle, l’adopte en 1973 pour toutes ses compétitions officielles. Cela n’empêche pas l’emploi d’autres systèmes de calcul pour des tournois de clubs, par exemple, ou des tournois en ligne comme ceux de l’Open Aurec.
La notation des coups
Noter ses parties, c’est non seulement une compétence indispensable aux échecs mais une pratique obligatoire en tournoi. Ci-dessous un lien utile pour aider à assimiler cette notion :
La philosophie de l’excellence aux échecs:
Ah! L’éternelle question !
Célébrités échiquéennes
Alexandre Alekhine, 1892-1946
Né à Moscou, naturalisé français en 1927, décédé au Portugal et inhumé au Montparnasse. Champion du monde de 1927 (Capablanca) à 1935 (Euwe), puis de 1937 (Euwe) jusqu’à sa mort. Célèbre pour ses simultanées à l’aveugle, il affronte en 1925 28 Échiquiers, pour un score de 22 victoires, 3 défaites et 3 nulles, et reconstitue le lendemain de mémoire les 28 parties. Son record est de 32 échiquiers en 1933. Son nom est associé à une défense en ouverture.
(2 354 partis actuellement disponibles sur chess.com)
À titre de journaliste et de théoricien, il a beaucoup écrit, principalement en allemand. Il est surtout connu pour ses nombreux comptes-rendus de championnats et autres tournois internationaux, et pour ses parties commentées, les siennes et celles de ses contemporains.
Citons :
- « 200 parties d’échecs », t. 1 et 2, nouvelle éd., Payot, 1998.
- « 107 great chess batles, 1939-1945 », Oxford University Press, 1980.
Alexandre Alekhine
José Raùl Capablanca, 1888-1942
Diplomate cubain né à La Havane, mort à New York. Champion du monde de 1921 (Lasker) à 1927 (Alekhine), invaincu entre 1917 et 1923 (ce qui lui vaut le surnom de « Chess machine ».
(1 310 parties disponibles sur chess.com)
Grand théoricien, il est l’auteur de :
- « Principes fondamentaux du jeu d’échecs », Payot, 1989.
J.R. Capablanca
Max Euwe, 1901-1981
Informaticien, mathématicien et professeur néerlandais. Champion du monde de 1935 (Alekhine à 1937 (Alekhine). GMI depuis 1950, Président de la FIDE de 1970 à 1978.
Auteur de :
- « L’indispensable aux échecs », Payot, 1996.
Max Euwe
Anatoli Karpov, 1951–
Joueur d’échecs professionnel russe, homme politique et philatéliste. GMI depuis 1970, champion du monde de 1975 (forfait Fischer) à 1985 (Kasparov) puis de 1993 (Kasparov) à 1999 (Khalifman).
Karpov est réputé entre autres pour son apport à la théorie des ouvertures et a écrit de nombreux ouvrages sur le sujet, publié en français chez E. A. Colin en 1992.
Également auteur de :
- « Learn from your defeats », Batsford, 1985.
- « Mes plus belles victoires (1969-1994), Economica, 1996.
Anatoli Karpov
Garry Kasparov, 1963–
Né à Bakou (Azerbaïdjan) d’un père issu d’une famille de musiciens, son nom à la naissance est Garik Waïnstein. C’est à 11 ans qu’il prend le nom de Kasparov qui est celui de sa mère, d’origine arménienne. GMI depuis 1980, champion du monde de 1985 (Karpov) à 2000 (Kramnik).
(2 420 parties disponibles sur chess.com)
Réputé pour son intérêt pour l’informatique et les logiciels échiquéens, il aura été le premier grand maître à affronter les ordinateurs. Activiste pour les droits humains et opposant au régime politique de son pays, il s’exile en 2013 et prend en 2014 la nationalité croate. En 2024, placé par Moscou sur une liste de terroristes extrémistes, il vit présentement à New York.
Auteur de plusieurs livres témoignant de son engagement politique et social, mais surtout, d’innombrables ouvrages sur divers aspects du jeu d’échecs.
Citons :
- « La vie est une partie d’échecs », Lattes, 2007.
- « My great predecessors » t. 1 à 5, Everyman Chess, 2003-2006.
Garry Kasparov
Vladimir Kramnik, 1975–
Joueur professionnel russe, GMI depuis 1992, champion du monde de 2000 (Kasparov) à 2007 (Anand).
Auteur, notamment, de :
- « My life and games », publié en 2000 chez Everyman Chess.
Vladimir Kramnik
Edward Lasker, 1885-1981
Ingénieur, auteur, joueur de go et maître international d’échecs (titre honorifique accordé par la FIDE au début des années 1960), né à Kempen (Allemagne), décédé à New York. Cinq fois vainqueur de l’Open des États-Unis.
Cousin éloignés des frères Bertold et Emmanuel Lasker dont il fut également l’ami.
Sa partie la plus célèbre est sans contredit celle contre Sir George Alan Thomas, Londres, 1912, où un spectaculaire sacrifice de dame donne lieu à la chasse au roi la plus forcenée de tous les temps.
Parmi ses nombreux ouvrages, son Chess Strategy, 2e édition, est disponible en ligne.
Edward Lasker
Emmanuel Lasker, 1868-1941
Mathématicien et philosophe allemand, joueur d’échecs et de bridge, ami d’Einstein, né à Berlinchen dans le Brandenburg, mort à New York en 1941. Élève puis émule de son frère Bertold, cousin éloigné d’Edward Lasker. Champion du monde des échecs de 1894 (Steinitz) à 1921 (Capablanca), connu pour son style de jeu psychologique plutôt que calculateur.
Auteur, entre autres, de :
- « Le bon sens aux échecs », Payot, 1894.
Emmanuel Lasker
Aaron Nimzowitsch, 1886-1935
Joueur d’échecs professionnel né à Riga (Lettonie), décédé à Copenhague (Dannemark). Théoricien et problémiste, co-fondateur de «l’école hypermoderne». Étudie la philosophie à Berlin, s’établit au Danemark en 1922 et prend la nationalité danoise. Bien que n’ayant remporté aucun championnat mondial, il a joué contre toutes les célébrités de son époque et terminé premier lors de plusieurs grands tournois internationaux. Son nom est associé à de nombreuses défenses et variantes en ouverture.
Auteur d’ouvrages didactiques, dont :
- « Mon système », t. 1 et 2, Payot, 1993.
(Dans sa préface, le traducteur de la version française compare l’impact de l’oevre sur le monde des échecs au Manifeste du surréalisme d’André Breton. Rien que ça.)
Aaron Nimzowitsch
Judit Poldàr, 1976–
Née à Budapest (Hongrie), formée aux échecs tout comme ses sœurs Szusza et Szofia par son père, le pédagogue et problémiste Laszlo Polgar, GMI depuis 1992, elle l’emporte contre Spassky en 1993 lors d’un match de 10 parties. Réputée meilleure joueuse d’échecs de tous les temps, 8e au classement mondial mixte en 2004 et 2005 avec un elo de 2 735.
(2 093 parties disponibles sur chess.com)
Auteure de :
- « Les Leçons d’échecs de Judit Polgàr », T. 1 à 3, Olibris, 2016-2020.
Judit Polgàr
Boris Spassky, 1937-2025
Né à Leningrad (Russie), GMI en 1955, champion du monde de 1969 (Petrosian) à 1972 (Fischer), contre qui il perd son match revanche en 1992. Établi en France dans les années 70, il obtient en 1978 la nationalité française. Retour en Russie en 2012 après deux AVC, il y est mort tout récemment, en février 2025, âgé de 88 ans.
A laissé peu d’écrits, si ce n’est un apport important à la seconde édition de :
- « Grand strategy, 60 games by Boris Spassky », par J. Van Reek, édition augmentée d’analyses et d’un appendix autobiographique par Spassky lui-même, Margraten, 2002.
Boris Spasky
