Vous êtes ici :

Célébrités échiquéennes

Sur cette page :

Ceux de chez nous

Alexandre Le Siège

Né à Montréal le 18 août 1975.
MI (1992), GM (1998).
Trois fois champion du Canada : 1992, 1999 et en 2001.
Délaisse la compétition en 2004, pour y revenir en 2015 à l’occasion du Championnat ouvert de la Francophonie.
Participe depuis 2016 aux principaux Championnats tenus au Québec. Cote actuelle – toutes fédérations confondues – gravite autour des 2500.

Références :

Un article très sympathique et instructif d’Yves Boisvert, ancien chroniqueur d’échecs, sur la remontée du jeu d’échecs au Québec et le regard d’Alexandre sur les intelligences artificielles et les ordinateurs. Bien que daté de 2020, cet article a toujours sa pertinence pour la moyenne des ours que nous sommes.

Shawn Rodrigue-Lemieux

Né à Montréal le 22 mars 2004
Maître FIDE (2015), MI (2022), GM (2024).
En 2022, champion du monde des moins de 18 ans.
Remporte en 2023 le Championnat individuel de la Francophonie, au bris d’égalité devant Bator Sambuel.
Premier Québécois et deuxième Canadien à décrocher un titre mondial.
Actuellement classé premier parmi les joueur actif au Canada, et cinquième tous Canadiens confondus.
Classement Elo en date du 16 avril 2026 : 2607 (FQE); 2530 (FIDE);

Références :

Kevin Spraggett

Né à Montréal le 10 novembre 1954.
Premier Grand maître québécois.
MI (1975), GM (1985).
Plusieurs fois champion du Québec, seul Canadien à se rendre jusqu’aux quart de finales au Championnat du monde et à se qualifier pour le Tournoi des Candidats (Monpellier 1985).
Remporte 8 fois l’Open du Canada et 7 fois le Championnat du Canada. Toujours actif en 2026, il est classé 14e au pays, avec un Elo FQE de 2636 et un Elo FIDE de 2014).

Référence :

Grandes figures mondiales

Alexandre Alekhine, 1892-1946

Né à Moscou, naturalisé français en 1927, décédé au Portugal et inhumé au Montparnasse. Champion du monde de 1927 (Capablanca) à 1935 (Euwe), puis de 1937 (Euwe) jusqu’à sa mort. Célèbre pour ses simultanées à l’aveugle, il affronte en 1925 28 Échiquiers, pour un score de 22 victoires, 3 défaites et 3 nulles, et reconstitue le lendemain de mémoire les 28 parties. Son record est de 32 échiquiers en 1933. Son nom est associé à une défense en ouverture.
(2 354 partis actuellement disponibles sur chess.com)

À titre de journaliste et de théoricien, il a beaucoup écrit, principalement en allemand. Il est surtout connu pour ses nombreux comptes-rendus de championnats et autres tournois internationaux, et pour ses parties commentées, les siennes et celles de ses contemporains.
Citons :

  • 200 parties d’échecs, t. 1 et 2, nouvelle éd., Payot, 1998.
  • 107 great chess batles, 1939-1945, Oxford University Press, 1980.

Référence :

José Raùl Capablanca, 1888-1942

Diplomate cubain né à La Havane, mort à New York. Champion du monde de 1921 (Lasker) à 1927 (Alekhine), invaincu entre 1917 et 1923 (ce qui lui vaut le surnom de « Chess machine ».
(1 310 parties disponibles sur chess.com)

Grand théoricien, auteur de :

  • Principes fondamentaux du jeu d’échecs, Payot, 1989.

Référence :

Max Euwe, 1901-1981

Informaticien, mathématicien et professeur néerlandais. Champion du monde de 1935 (Alekhine à 1937 (Alekhine). GMI depuis 1950, Président de la FIDE de 1970 à 1978.

Auteur de :

  • L’indispensable aux échecs, Payot, 1996.

Référence :

Anatoli Karpov, 1951–

Joueur d’échecs professionnel russe, homme politique et philatéliste. GMI depuis 1970, champion du monde de 1975 (forfait Fischer) à 1985 (Kasparov) puis de 1993 (Kasparov) à 1999 (Khalifman).

Karpov est réputé entre autres pour son apport à la théorie des ouvertures et a écrit de nombreux ouvrages sur le sujet, publié en français chez E. A. Colin en 1992.
Également auteur de :

  • Learn from your defeats, Batsford, 1985.
  • Mes plus belles victoires (1969-1994), Economica, 1996.

Référence :

Garry Kasparov, 1963–

Né à Bakou (Azerbaïdjan) d’un père issu d’une famille de musiciens, son nom à la naissance est Garik Waïnstein. C’est à 11 ans qu’il prend le nom de Kasparov qui est celui de sa mère, d’origine arménienne. GMI depuis 1980, champion du monde de 1985 (Karpov) à 2000 (Kramnik).
(2 420 parties disponibles sur chess.com)

Réputé pour son intérêt pour l’informatique et les logiciels échiquéens, il aura été le premier grand maître à affronter les ordinateurs. Activiste pour les droits humains et opposant au régime politique de son pays, il s’exile en 2013 et prend en 2014 la nationalité croate. En 2024, placé par Moscou sur une liste de terroristes extrémistes, il vit présentement à New York.

Auteur de plusieurs livres témoignant de son engagement politique et social, mais surtout, d’innombrables ouvrages sur divers aspects du jeu d’échecs.
Citons :

  • La vie est une partie d’échecs, Lattes, 2007.
  • My great predecessors, t. 1 à 5, Everyman Chess, 2003-2006.

Références :

Vladimir Kramnik, 1975–

Joueur professionnel russe, GMI depuis 1992, champion du monde de 2000 (Kasparov) à 2007 (Anand).

Auteur, notamment, de :

  • My life and games, publié en 2000 chez Everyman Chess.

Référence :

Edward Lasker, 1885-1981

Ingénieur, auteur, joueur de go et maître international d’échecs (titre honorifique accordé par la FIDE au début des années 1960), né à Kempen (Allemagne), décédé à New York. Cinq fois vainqueur de l’Open des États-Unis.
Cousin éloignés des frères Bertold et Emmanuel Lasker dont il fut également l’ami.
Sa partie la plus célèbre est sans contredit celle contre Sir George Alan Thomas, Londres, 1912, où un spectaculaire sacrifice de dame donne lieu à la chasse au roi la plus forcenée de tous les temps.

Parmi ses nombreux ouvrages, citons :

  • Chess Strategy, 2e édition, est disponible en ligne.

Référence :

Emmanuel Lasker, 1868-1941

Mathématicien et philosophe allemand, joueur d’échecs et de bridge, ami d’Einstein, né à Berlinchen dans le Brandenburg, mort à New York en 1941. Élève puis émule de son frère Bertold, cousin éloigné d’Edward Lasker. Champion du monde des échecs de 1894 (Steinitz) à 1921 (Capablanca), connu pour son style de jeu psychologique plutôt que calculateur.
A écrit :

  • Le bon sens aux échecs, Payot, 1894.

Référence :

Viktor Korchnoï, 1931-2016

Joueur soviétique né à Leningrad, d’un père polonais, ingénieur en réfrigération mort au front, et d’une mère pianiste d’origine ukrainienne juive. Enfance marquée par le siège de Leningrad (1941-1944). C’est son père qui l’initie aux Échecs. En 1954, il est diplômé en histoire de l’Université de Leningrad.
Quitte l’URSS en 1976, obtient l’asile politique en Suisse en 1978 puis la nationalité suisse en 1992.

GMI en 1956, dix fois candidat au Championnat du monde (1962 puis de 1968 à 1991. Quatre fois finaliste au Cycle des Candidats, il remporte en 1977 la finale contre Boris Spassky. Quadruple champion d’Urss et quintuple champion de Suisse, reçoit l’Oscar du meilleur joueur d’échecs de 1978 devant Karpov. Victorieux d’innombrables tournois internationaux, médaillé d’or à de multiples reprises, tant en individuel que par équipe, il ne fut pourtant jamais champion du monde, sauf en 2006 où il remporte le Championnat du monde sénior.

Entre 1952 et 2004, il affronte tous les champions du monde de Botvinnik à Carlsen, et est le seul joueur à en avoir battu 9. À la fin de sa vie, il figure toujours parmi les 100 meilleurs joueurs au monde.

Références :

Et pour son style de jeu :

Aaron Nimzowitsch, 1886-1935

Joueur d’échecs professionnel né à Riga (Lettonie), décédé à Copenhague (Dannemark). Théoricien et problémiste, co-fondateur de «l’école hypermoderne». Étudie la philosophie à Berlin, s’établit au Danemark en 1922 et prend la nationalité danoise. Bien que n’ayant remporté aucun championnat mondial, il a joué contre toutes les célébrités de son époque et terminé premier lors de plusieurs grands tournois internationaux. Son nom est associé à de nombreuses défenses et variantes en ouverture.

Auteur d’ouvrages didactiques, dont :

  • Mon système, t. 1 et 2, Payot, 1993.

(Note : Dans sa préface, le traducteur de la version française compare l’impact de l’oevre sur le monde des échecs au Manifeste du surréalisme d’André Breton. Rien que ça !)

Référence :

Judit Poldàr, 1976–

Née à Budapest (Hongrie).
Tout comme ses sœurs Szusza et Szofia, elle est formée aux échecs par son père, le pédagogue et problémiste Laszlo Polgar.
GMI depuis 1992, elle l’emporte contre Spassky en 1993 lors d’un match de 10 parties.
Réputée meilleure joueuse d’échecs de tous les temps, 8e au classement mondial mixte en 2004 et 2005 avec un elo de 2 735.
A publié :

  • Les Leçons d’échecs de Judit Polgàr, T. 1 à 3, Olibris, 2016-2020.

Référence :

Boris Spassky, 1937-2025

Né à Leningrad (Russie).
GMI en 1955, champion du monde de 1969 (Petrosian) à 1972 (Fischer), contre qui il perd son match revanche en 1992. Établi en France dans les années 70, il obtient en 1978 la nationalité française. Retour en Russie en 2012 après deux AVC, il y est mort tout récemment, en février 2025, âgé de 88 ans.

A laissé peu d’écrits, si ce n’est un apport important à la seconde édition de Grand strategy, 60 games by Boris Spassky, par J. Van Reek, édition augmentée d’analyses et d’un appendice autobiographique par Spassky lui-même, Margraten, 2002.

Référence :

Dernière mise à jour : 16 avril 2026.